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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:35


Les translations rapides en mode perfection ne vous font plus peur, vous volez régulièrement en mode conservateur de cap, du décollage à l'atterrissage ? Parfait ! Nous allons passer ensemble encore une étape dans le pilotage de nos voilures tournantes ! 

 

 1 - Conditions :
Pour attaquer la voltige, il ne faudra plus trop stresser aux commandes de votre machine car vous aurez besoin de tout votre sang froid pour la sortir d'un éventuel mauvais pas...
II n'est pas absolument nécessaire de savoir maîtriser à 100% toutes les phases de vol stationnaire et de translation, ni le vol de face, décollage et atterrissage compris. Mais se sera tout de même une aide fortement appréciable.
Votre hélicoptère sera souvent dans des positions non naturelles et les actions sur les manches pourront vous dépayser au début. II faudra pouvoir réagir promptement mais sans brusquerie. Votre concentration devra être maximum lors de l'entraînement aux différentes figures. Aussi sera-t-il préférable qu'il n'y ait pas trop de monde sur le terrain. Ne pas hésiter, même, à être le seul en vol pendant ces moments là ! Inutile de chercher à épater la galerie ! La double commande sera plus que jamais utile, avec un moniteur confirmé prêt à reprendre les commandes en cas de besoin !
Un entraînement pas à pas sera nécessaire, car vous ne pourrez pas tout faire en une seule fois !
Bien entendu, si vous possédez un simulateur, c'est le moment ou jamais pour vous entraîner en toute sécurité. Mais faites-le sérieusement, en testant les procédures de manœuvre que je vais essayer de vous décrire. Essayez de vous sortir des mauvais pas éventuels en observant bien les attitudes que pourra prendre l'hélicoptère virtuel.
Lorsque vous aurez décidé d'attaquer l'entraînement à la voltige, faites d'abord un premier vol comme d'habitude afin de vérifier votre machine et de prendre confiance en vous. Choisissez un jour ensoleillé : la visibilité est meilleure. En effet, le disque rotor se voit mieux lorsque le soleil l'éclaire. Par journée sombre, on ne le voit pratiquement pas ... (vous avez remarqué ?).
SÉCURITÉ : la hauteur de travail devra être relativement importante au début (une trentaine de mètres), afin de mettre de l'eau sous la quille en cas de panique ! La distance par rapport à vous sera d'une trentaine de mètres pour éviter de passer au-dessus de vous ! Dès lors, en passant à votre niveau, vous le verrez suivant un angle d'environ 45°.


 2 - Renversement:
Pour commencer, on attaquera cette figure qui est assez facile à réaliser.
Cela consiste, après un passage en sortie d'hippodrome, à monter à la verticale jusqu'à l'arrêt complet, puis à basculer d'un demi-tour sur I 'axe de lacet, et de redescendre à la verticale le nez pointé vers le sol. Ensuite, on rétablit en vol à plat de manière à se retrouver à la même altitude qu'au départ, mais en sens inverse.
Houlà ! Ça existe ça ?

1 - Virage relevés :
On s'entraînera d'abord à faire des virages relevés à grande vitesse. On pourra le faire avec le gyroscope en mode normal. Au bout d'un moment, passez en mode conservateur de cap. N'oubliez surtout plus l'anti-couple !
Vous lancerez donc votre engin vrombissant dans des séries de lignes droites devant vous, avec des virages classiques des 2 cotés (en faisant des huit à plat ou des hippodromes), comme vous savez le faire depuis longtemps maintenant !
En bout de ligne droite, avant de virer, vous cabrerez un peu de manière à pointer légèrement le nez de l'hélicoptère vers le ciel. Légère inclinaison aux ailerons en éloignement par rapport à vous (déformation de langage due aux avions !), et vous accompagnerez avec la dérive dans le même sens. L'hélico décrira une trajectoire ascendante en virage, et re-pointera de lui-même le nez vers le sol en fin de virage. On remet tout à plat, et on cabre pour remettre le fuselage à l'horizontale. N'oubliez pas de remettre un peu de pas lors de la « ressource ».
Voilà ! Votre premier virage relevé est réussi ! Enchaînez-en plusieurs d'affilée, tantôt à droite, tantôt à gauche, sans trop grimper dans un premier temps.
Ça fait drôle au début de voir son hélicoptère adopter des attitudes bizarres. C'est un très bon exercice de coordination de mouvement qui permet de réaliser que notre engin est quand même manœuvrant.

2 - Ordres à l'anti-couple :
Petit à petit, vous ferez le virage de plus en plus relevé, jusqu'à ce que l'hélico soit presqu'à la verticale. A ce moment là, il faudra baisser le pas jusqu'à 0° (manche au neutre, donc !) pour éviter une déviation de la bête vers vous ! Normalement, à ce moment là, l'ascension ne tardera pas à s'arrêter d'elle même, si la vitesse d'entrée est importante. Sinon, l'ascension s'arrêtera encore plus vite... !
Et oui, ce sera sur l'élan de départ que l'hélicoptère pourra prendre plus ou moins de hauteur. II n'y arien qui le tractera vers le haut, lorsqu'il aura le nez pointé à la verticale vers les nuages ! Donc on ne pourra pas grimper très haut, comme en avion !
Juste avant l'arrêt de la grimpette (assez rapidement, donc), donnez un ordre à l'anti-couple (pas à fond, mais presque) du côté ou le fuselage s'incline, pour basculer le nez vers le bas.
Dès que celui-ci regarde le sol, relâchez l'anti-couple. Pas avant, pas après ! Je vous rappelle, si vous êtes en mode conservateur de cap, que le gyroscope se chargera de faire garder le dernier cap... Ensuite, vous cabrerez et remettrez du pas (qui était à 0°) pour faire la ressource.
Si jamais l'hélico bat la mesure avec la queue au «lâché » de l'anti-couple, c'est que le gain du gyroscope est trop important.

3 - Ressources avec le pas/gaz, aussi:
Si vous oubliez de remettre dupas lors de la ressource, le fuselage se remettra à plat du fait du cabré mais l'hélicoptère continuera à descendre à plat, puisqu'on l'avait baissé à 0°.
Donc, en même temps que vous cabrez pour la ressource, n'oubliez pas de remettre presque plein gaz/pas.
Un contrôle permanent des attitudes sera à faire, notamment au cyclique latéral afin d'éviter une déviation de l'hélico en éloignement ou en rapprochement.
Entraînez-vous dans les deux sens s'il n'y a pas de vent, et s'il y a du vent, face au vent. Evitez les renversements vent dans le dos, l'hélico s'enfonçant en s'éloignant, poussé par le vent !


Renversements


Avant de s'attaquer aux renversements, il faudra travailler les virages relevés après une belle ligne droite.
Ici, c'est un virage à gauche. On ne cabrera pas beaucoup pour le faire monter ni pour le redresser. Le virage se fera en inclinant à peine à gauche au cyclique latéral et en tournant à gauche à I 'anti-couple. On ne touchera pratiquement pas au pas collectif.



Pour le renversement on fait grimper I hélico à la verticale avec une action modérée du cyclique longitudinal à cabrer. Si l'on cabre trop, l'hélico se freinera.
Pendant l'ascension, le pas collectif sera mis à 0°.
Juste avant l'arrêt on bascule avec un ordre à l'anti-couple,
et on le relâche dès que le nez pointe vers le sol.
La ressource sera modérée de manière à ne pas "asseoir" le bébé. Le pas collectif sera mis presque plein gaz/pas, de manière à redonner de la portance au rotor.

Si jamais vous vous retrouviez dans une situation délicate, et que vous ne voyiez pas bien dans quelle position est votre hélico, il faudrait garder son sang froid et ne pas paniquer !
Remettez du pas et poussez sur la profondeur pour reprendre de la vitesse.
Je ne peux pas vous indiquer les corrections exactes à appliquer en cas de malaise, aussi une observation attentive sera nécessaire pour repérer la position de la bête afin d'éviter de la mettre dans une situation critique. II faudra piloter à la demande...


 3 Boucles :
Cette figure assez spectaculaire se fera avec une vitesse d'entrée maximum face au vent. II faudra être sûr du bon réglage du moteur et du pas maxi. Les mêmes hauteurs et distances de travail que pour le renversement seront à respecter, question de sécurité. La boucle ne pourra pas être de grand diamètre, surtout si votre hélico est faiblement motorisé !


Boucle ou looping


Vous ferez cette figure face au vent, en sortie d'hippodrome par exemple. la vitesse d'entrée devra être maximum, le manche gaz/pas étant à fond plein pas positif. Pour grimper à l'assaut des nuages, il ne faudra pas trop cabrer, afin de ne pas casser la vitesse. Dès que I hélico commence à se retrouver sur le dos, il faut baisser le gaz/pas aux environ de 0°. Pour la ressource, il ne faut pas oublier de remettre du pas, car à 0°, il y a très peu de portance...!


Variations faibles du manche pas/gaz :
En passage plein gaz (manche gaz/pas à fond), devant vous, en sortie d'hippodrome, rotor à plat, vous cabrez modérément (manche mi-course environ) afin de monter à l'assaut des nuages !
Dès que le nez atteint la verticale montante, vous baisserez un peu le pas, mais pas à 0°. La profondeur sera maintenue cabré jusqu'à la fin de la figure.
Lors du passage sur le dos, il faudra diminuer encore le pas, presqu'à 0°. Le nez commencera à pointer vers le sol, à ce moment là, vous remettrez du pas pour garder l'efficacité de la profondeur et entamer la ressource.
Lorsqu'il se retrouve à l'horizontale, vous relâchez la profondeur et poursuivez la ligne droite !
La force centrifuge se chargera en principe, si la vitesse est grande, de « plaquer » l'hélico dans sa trajectoire.
Le risque est que l'hélicoptère arrête l'ascension si vous cabrez trop au début (ça le freine), et retombe sur la queue. La profondeur doit toujours être maintenue mais dosée de manière à ne pas casser la vitesse. Le manche gaz/pas variera avec une position presqu'à 0° lorsque l'hélicoptère se retrouvera sur le dos, afin de ne pas être attiré vers le sol.
Si je vous conseille de vous entraîner à cette figure avec le réglage 3D, c'est pour se sortir d'une situation critique de perte de vitesse. Si l'hélicoptère restait «bloqué » sur le dos sans vitesse, pour éviter la chute, on basculerait plein pas négatif tout en maintenant la profondeur toujours cabrée. Ce ne serait pas joli, mais ça sauverait la machine. Vous pourrez le faire en mode perfection, il ne chutera plus. Mais en mode 3D, il pourra même remonter sur le dos...
On verra plus loin en 3D, que c'est une situation qu'on recherchera !
Conseil : Le gyroscope sera de préférence en mode conservateur de cap. Si la figure est ratée, il ne faudra pas que l'hélicoptère dévie en plus sur son axe de lacet...


 4 - Tonneaux :
C'est une figure qui est vraiment bizarre au niveau actions sur les manches (surtout pour un avionneux») et qui nécessite une bonne coordination du manche gaz/pas. Là aussi, le réglage en mode 3D permettra de se sortir d'un mauvais pas (voir pourquoi plus loin).
Les pilotes d'avions seront certainement déroutés car les anciens réflexes des voltigeurs seront contraires par rapport à l'avion.
Ce sera une figure à faire vent dans le dos. La vitesse sera maximum et les déviations de trajectoire moins visibles grâce à elle. L'altitude et la distance de sécurité seront aussi à respecter.


Le tonneau


A fond les gamelles, vent dans le dos, vous commencerez le tonneau en cabrant un peu pour être horizontal. Le cyclique latéral sera mis à fond, à droite par exemple, et maintenu jusqu'à la fin de la figure. Il faudra commencer à baisser le gaz/pas de manière à être à fond en négatif sur le dos.
Il faudra peut-être cabrer un peu à ce moment-là.



Après la phase dos, on remet le gaz/pas à fond en positif, Le cyclique latéral est toujours maintenu à droite. La sortie se fera en le lâchant et en poussant un peu sur le cyclique longitudinal. Les variations du pas collectif se feront rapidement d'une butée à l'autre. C'est une séquence d'actions qui devra devenir un réflexe. On ne touchera pas l'anti-couple.


1 - Variations du manche gaz/pas :
Décortiquons un peu cette figure.
Plein gaz (manche gaz/pas à fond), vent dans le dos, en suivant une trajectoire parfaitement horizontale, on passe devant soi.
A ce moment là, on met le manche d'ailerons (enfin, cyclique latéral !) à fond à droite par exemple, et on le maintient, quoi qu'il arrive ! L'hélicoptère commencera sa rotation sur l'axe de roulis.
Dès qu'il passera sur la première tranche, il faudra commencer à passer plein pas mini. Sur le dos, le pas devra être au mini, sinon l'hélico sera « aspiré » vers le sol, à la recherche des taupes... !

2 - Contraire des avions :
Sur le dos, donc, il faudra peut-être tirer un peu sur la profondeur, car il aura certainement tendance à remonter. Et oui ! C'est ce qui déroutera le voltigeur avion avec les variations de gaz ! Car en avion, on pousse sur le dos, et le manche des gaz ne varie pas !
Donc, sur le dos, on est plein pas mini, manche de profondeur à peine tiré. Dès qu'il commence à revenir sur la tranche, on lâche la profondeur, et on commence à repasser au pas maxi. Lorsqu'il se retrouve presqu'à plat, il faudra remettre le pas maxi à fond, et pousser un peu sur la profondeur...
Dans tous les cas, si ça se passait mal, il faudrait finir la figure en maintenant les ailerons à fond. Pour éviter que l'hélico ne reste bloqué sur le dos ! Relâchez-les bien sûr à la fin !
Là aussi, il arrive qu'en fin de figure, si l'on a mal négocié la profondeur, l'hélicoptère arrête d'avancer. II faut dans ce cas remettre des gaz et pousser la profondeur pour le relancer.
Cette synchronisation particulière des manches sera une sorte de réflexe à acquérir sur simulateur si possible. On ne s'inquiètera pas du bruit des pales, assez impressionnant pendant cette figure !
Le gyroscope sera, là aussi, en mode conservateur de cap, les déviations parasites sur l'axe de lacet ne manquant pas de se produire sinon, ce qui ne facilitera pas la tache !
Attention : Ne laissez pas l'hélico trop s'éloigner. Attaquez la figure dés qu'il arrive à votre hauteur. Sinon, comme il sera lancé à pleine vitesse, il parcourra du chemin, et sera vite un petit point à l'horizon !


 5 - Une après l'autre :
Voilà quelques figures de base, qui pourront être combinées afin de faire un programme de voltige classique. Je vous le rappelle, ne tentez pas au début toutes les figures du premier coup, mais passez plutôt quelques séances à peaufiner vos renversements, puis, la fois d'après, commencez les loopings et peaufinez-les.
Puis, une fois ces figures «maîtrisées », passez aux tonneaux. Lorsque vous déciderez de vous attaquer à une nouvelle figure, répétez ce que vous avez appris la dernière fois, histoire de vous remettre dans le bain ! Et essayez-là aussi un coup à droite, un coup à gauche, histoire de ne pas prendre de mauvaises habitudes.


 6 - Réglage de la sensibilité des commandes :
Les différentes figures que nous venons de voir nécessitent un hélicoptère relativement nerveux aux commandes de cyclique longitudinal et latéral. Jusqu'à présent, on ne s'est pas trop préoccupés de ce réglage, mais je vais vous en dire juste quelques mots.
Les débattements que nous utilisons ne sont pas au maximum, sinon, nous aurions du mal à tenir le stationnaire. C'est trop sensible ! On les a réduits en principe à 80%. Pour faire de l'acrobatie, il nous faut un hélico un peu plus vif. Comment faire ? Je vais vous le dire !

1 - L'exponentiel :
II suffit, par programmation, d'augmenter un peu plus les débattements (par les fins de courses, par les dual-rates ou doubles débattements) en les mettant à 100%, et d'activer le mode exponentiel. Ainsi, en mettant par exemple 20% d'exponentiel (ou -20°/o suivant la marque de la radio) sur les cycliques longitudinales et latéral, la commande sera de faible amplitude autour du neutre, et maximum à fond de course du manche (suivant vos réglages).
Dès lors, pas d'interrupteur à toucher selon son vol (stationnaire ou voltige). Un peu de tâtonnement permettra de trouver le bon réglage, car il faut éviter d'avoir un hélico trop mou aux commandes. Une lecture approfondie de la notice radio sera instructive.

2 - Comment le régler ?
Pour vérifier le bon fonctionnement de l'expo, voici la manière de procéder pour le cyclique longitudinal par exemple :
Vous devriez avoir sur l'émetteur un interrupteur permettant d'activer ou de désactiver l'exponentiel.
Entrez dans le menu (sur l'émetteur !) permettant ce réglage. Réglez de manière à obtenir 20% d'expo avec l'inter dans une position (peu importe laquelle, mais il faudra s'en souvenir...).
Vérifiez, quelle que soit la position de l'inter, que le servomoteur de la commande correspondante débatte de la même valeur manche en butée. Bon, c'est OK ?
Maintenant, mettez le manche à mi-course, et maintenez-le. Regardez si en basculant l'inter dans une position et dans l'autre, si le servomoteur change de position.
Oui ? Parfait !
Vérifiez maintenant lorsque l'expo est enclenché, que le servomoteur diminue de débattement (toujours manche à mi-course, sans le bouger). Si c'est bon, ne touchez plus à rien ! Le réglage est parfait !
S'il augmente le débattement, il faudra mettre -20%, et contrôler à nouveau. Certaines marques de radio n'ont pas la même définition de l'expo...
Un ajustement sera peut-être nécessaire, si l'hélico est encore trop sensible, ou pas assez. II faudra donc respectivement augmenter ou diminuer cette valeur suivant le cas.


 7 - Réglages 3D
Conseil d'ami : Je vous conseille quand même d'activer la présélection de voltige 3D pour les tonneaux et les boucles. Ceci permettra de sauver plus facilement les meubles en cas de panique ! Je vous explique brièvement pourquoi.
Le réglage en mode 3D permettra de mettre moins de pas avec le manche sur le dos, celui-ci atteignant-8° à fond. Sinon, à -4° (mode perfection), il faudra le mettre à fond, et l'on n'aura plus de ressource si l'hélico continue sa chute (exemple d'un tonneau mal commencé, en légère descente !).
A -8°, l'hélico remontera sur le dos si on mettait plein pas mini... Ça peut aider !
On va d'ailleurs voir maintenant de quoi il en retourne.

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Published by puget3d
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